• myriamdelesaka

J'ai appris : Mars 2020 !


Depuis plusieurs jours, je retourne ma tête dans tous les sens  pour réussir à vous écrire une newsletter qui ne parlerait ni de virus ni de confinement. Pourtant, si nous partons du principe que chaque expérience de vie est une source d'apprentissage, que dire de la situation spectaculaire dans laquelle nous nous trouvons ? Il est indéniable que cette période si particulière ne nous laissera pas indemne, et que chacun.e à son niveau a là l'incroyable opportunité de s'élever et d'en apprendre plus sur lui/elle et ses entraves, que ce ne fut le cas jusqu'à présent.


De mon côté, aussi surprenant que cela puisse paraître, cette parenthèse me pousse à me connecter encore plus profondément à mon âme. Comme si une porte d'élévation se tenait devant moi. Alors, j'observe, j'écoute et je médite. Je réponds très peu aux sollicitations des réseaux sociaux et m'astreins à faire glisser sur moi toute agressivité ou psychose ambiante. C'est loin d'être facile, bien au contraire. Mon ego est de feu et la colère a vite fait surface. Pourtant, tout aussi rapidement, le besoin de silence s'est fait sentir. Le silence extérieur (couper radio et télévision, fermer Facebook) et (surtout) le silence intérieur. Et plus je me plonge dans ce silence, plus je me sens apaisée et sereine. La contrainte devient opportunité, même si pour le moment les modalités restent floues.

Ce silence aiguise mes perceptions et mes compréhensions. Chaque mot entendu, chaque paysage devant mes yeux m'ouvrent une nouvelle conscience. Alors que le nous sommes tous assignés à résidence, la Vie, elle, continue; Alors que le monde entier retient son souffle, la nature poursuit son rythme.


"En fait, je suis prisonnier dans ma tête"

Ces mots sont ceux de mon fils, un adolescent de 15 ans qui vit assez mal de ne pas pouvoir sortir comme il le souhaite. Pour que cette phrase prenne tout son sens, je dois vous expliquer que l'activité favorite de mon fils est de rester dans sa chambre, soit pour  regarder des vidéos, soit pour écrire des scénarios; il ne sort pas vraiment ( voir pas du tout), et , en temps ordinaire, cela ne le dérange pas le moins du monde! Sauf que cette fois-ci, il ne s'agit plus de son choix, mais d'une règle imposée, dont il se sent prisonnier. Nous avons appris ensemble que nos barrières et nos confinements se trouvaient essentiellement à l'intérieur de nous-même; qu'en lâchant nos chaînes, liées et nourries par le monde extérieur, nous devenons réellement libre, peu importe la boîte dans laquelle la société ( ou un gouvernement) nous enferme. Cette liberté est précieuse. Elle nous préserve de l’aliénation d'une structure sociétale qui cherche à nous confiner depuis longtemps, à coup de préceptes et de diktats divers ( et le développement personnel n’échappe pas à la règle!)


Chacun.e peut retrouver sa liberté, celle qui lui correspond vraiment. Personnellement, je la retrouve dans le silence de mon âme,  en méditant. Mais cela peut être lors d'une ballade, même brève, dans le parc en bas de chez soi; ou simplement en s'octroyant le temps ( et le droit) de ne rien faire... Faire une vraie pause, extérieure et intérieure, pour à nouveau être libre


Et c'est peut-être le bon moment

                                  Prenez soin de vous


newsletter de mars 2020, publiée ici en octobre 2020

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